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Vendredi 10 février : journée de jeûne et de prière pour le respect de la vie humaine

La Conférence des évêques de France invite les fidèles catholiques à faire du vendredi 10 février 2023, veille de la fête de Notre-Dame de Lourdes et de la journée de prière pour les personnes malades, une journée de jeûne et de prière pour le respect de la vie humaine.

« Dans le contexte mouvant de nos sociétés, et notamment du débat ouvert dans notre pays sur la fin de vie, les catholiques demandent à Dieu la grâce de respecter la vie humaine, la leur et celle de tout autre, dans leurs pensées et leurs comportements ».

Pour s’informer :

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Bonne fête de ND de Guadalupe le 12 décembre

Pour mieux remettre entre les mains de Marie notre œuvre missionnaire, le 12 décembre, le mouvement des Veillées pour la Vie renouvele sa consécration à Notre Dame de Guadalupe, patronne des enfants à naître.

Nous vous invitions également à dire cette prière pour manifester à Dieu votre engagement

Télécharger la prière de consécration personnelle en PDF

Prière de consécration du mouvement

 Notre Dame de Guadalupe, 

Nous savons avec certitude que Vous êtes, Vierge Marie, Mère du vrai Dieu. Vous nous montrez et nous offrez Votre amour, Votre compassion, Votre aide, Votre protection. Vous êtes Mère miséricordieuse, Mère de tous ceux qui Vous aiment, de ceux qui Vous implorent, de ceux qui ont confiance en Vous. 

Vous entendez nos pleurs et nos douleurs. Vous soignez et allégez nos souffrances, nos besoins, nos malheurs… Vous nous demandez de ne pas être troublé ou écrasé par nos chagrins et de ne pas craindre les maladies, les vexations, les anxiétés, les douleurs… Vous êtes notre Mère et nous sommes sous Votre protection. 

Mère de miséricorde, avec amour, nous vous consacrons tout, nos vies, nos souffrances, nos joies, tous ceux que Vous nous avez confiés et tout ce qui nous appartient. Nous vous consacrons plus particulièrement le mouvement des Veillées pour la Vie dont nous fêtons cette année les 10 ans.

Nous désirons être tout à Vous et marcher avec Vous sur le chemin de la sainteté, de l’annonce de l’évangile de la Vie, dans nos paroisses, dans notre société…. 

Ô Vierge immaculée, écoutez la prière que nous vous adressons avec une filiale confiance, et présentez-la à Votre divin Fils.

  Notre Dame de Guadalupe, Patronne des enfants à naître, donnez-nous la grâce d’aimer, de donner, d’accueillir et de respecter la vie, dans le même amour avec lequel Vous avez conçu dans votre sein la vie de Jésus, Votre Fils bien aimé. Sainte Marie, Reine des foyers, protégez et aidez nos familles, afin qu’elles soient toujours unies; assistez-nous dans l’éducation de nos enfants et dans l’annonce de l’évangile de la Vie. 

Nous Vous en prions, Mère très sainte, donnez-nous un grand amour de l’Eucharistie et de la Confession régulière, le goût de la prière et de la formation personnelle en bioéthique. Donnez-nous un cœur pour soutenir des œuvres agissant pour la renaissance de la culture de vie, pour que nous puissions apporter la paix et la joie par Jésus-Christ notre Seigneur qui, avec Dieu le Père et l’Esprit Saint, vit et règne pour les siècles de siècles. Amen.

Prière personnelle

Notre Dame de Guadalupe, 

Je sais avec certitude que Vous êtes, Vierge Marie, Mère du vrai Dieu. Vous me montrez et m’offrez Votre amour, Votre compassion, Votre aide, Votre protection. Vous êtes Mère miséricordieuse, Mère de tous ceux qui Vous aiment, de ceux qui Vous implorent, de ceux qui ont confiance en Vous. 

Vous entendez mes pleurs et mes douleurs. Vous soignez et allégez mes souffrances, mes besoins, mes malheurs… Vous me demandez de ne pas être troublé ou écrasé par mes chagrins et de ne pas craindre les maladies, les vexations, les anxiétés, les douleurs… Vous êtes ma Mère et je suis sous Votre protection. 

Mère de miséricorde, avec amour, je Vous consacre tout mon être, ma vie, mes souffrances, mes joies, tous ceux que Vous m’avez confiés et tout ce qui m’appartient. Je désire être tout à Vous et marcher avec Vous sur le chemin de la sainteté, de l’annonce de l’évangile de la Vie, dans l’Eglise et dans notre société…

Ô Vierge immaculée, écoutez la prière que je vous adresse avec une filiale confiance, et présentez-la à Votre divin Fils.

  Notre Dame de Guadalupe, Patronne des enfants à naître, donnez-moi la grâce d’aimer, de donner, d’accueillir et de respecter la vie, dans le même amour avec lequel Vous avez conçu dans votre sein la vie de Jésus, Votre Fils bien aimé. Sainte Marie, Reine des foyers, protégez et aidez nos familles, afin qu’elles soient toujours unies; assistez-nous dans l’éducation de nos enfants et dans l’annonce de l’évangile de la Vie. 

Je Vous en prie, Mère très sainte, donnez-moi un grand amour de l’Eucharistie et de la Confession régulière, le goût de la prière et de la formation personnelle en bioéthique. Donnez-nous un cœur pour soutenir des œuvres agissant pour la renaissance de la culture de vie, pour que je puisse apporter la paix et la joie par Jésus-Christ notre Seigneur qui, avec Dieu le Père et l’Esprit Saint, vit et règne pour les siècles de siècles. 

Amen. 

Histoire de Notre Dame de Guadalupe

En 1531, un samedi matin, Juan Diego, un jeune indien baptisé depuis peu, passe près de la petite colline Tepeyac, il entendant le chant de milliers d’oiseaux et levant la tête, vit dans un nuage de lumière, une femme dont le vêtement était rayonnant, comme le soleil. Et du rocher où elle était debout sortaient des rayons resplendissants. Juan Diego se prosterna pour écouter sa parole pleine de douceur. Elle lui demanda : 

«Juanito, mon fils, mon Juan Dieguito, où vas-tu?» 

« Ma souveraine, ma bien-aimée, je dois rejoindre ta maison à Mexico, à Tlatelolco, pour suivre mon instruction sur les choses divines faite par nos prêtres, délégués de Notre Seigneur » 

La Très Sainte Vierge dit alors à Juan Diego quelle était sa volonté : 

– «Je veux que tu saches avec certitude, mon très cher fils, le plus petit de mes enfants, que je suis la parfaite et toujours Vierge Marie, mère du vrai Dieu, de qui provient toute vie, le Seigneur de toutes choses, maître du Ciel et de la terre. Je désire ardemment qu’une église soit construite ici pour moi. J’y offrirai tout mon amour, ma compassion, mon soutien et ma protection à tout mon peuple. Je suis la Mère de Miséricorde, la Mère de tous ceux qui vivent unis dans ce pays et de toute l’humanité, de tous ceux qui m’aiment, de tous ceux qui m’implorent et de tous ceux qui ont confiance en moi. Ici j’entendrai leurs pleurs et leurs douleurs et je soulagerai leurs souffrances, leurs besoins et leurs malheurs ».

Ensuite, Notre Dame lui demanda d’aller trouver l’évêque, fray Juan de Zumarraga, pour lui communiquer son souhait et elle ajouta : « Je t’assure que je t’en serai très reconnaissante et que je te le revaudrai en te rendant heureux car tu mérites bien que je récompense le travail et les peines que ce que je te demande va te causer. Tu as entendu ma volonté, mon enfant le plus petit, vas, mets-y tout ton cœur ».

Or, on ne crut pas ce brave petit indien lorsqu’il révéla au prélat tout ce que la Vierge lui avait confié. Et très peiné, il revint à la colline de Tepeyac pour faire part à la Vierge de l’échec de son ambassade et lui demander d’envoyer quelqu’un de plus digne que lui, un noble respectable, digne de crédit. Mais il entendit cette réponse : 

« Écoute, mon fils, le plus petit, sache que j’ai beaucoup de serviteurs et de messagers auxquels je pourrais confier mon message et qui feraient ma volonté, mais il est tout à fait nécessaire que ce soit toi qui sollicites et intercèdes pour que, grâce à ta médiation, ma volonté soit faite ». 

Ainsi réconforté, Juan Diego se proposa à nouveau pour aller voir l’évêque et il y alla le lendemain. Après avoir été interrogé, il ne fut pas cru non plus. Fray Juan lui demanda un signe sans équivoque de la Reine du Ciel qui l’envoyait. Juan Diego se présenta à nouveau devant la Vierge, à Tepeyac, pour lui expliquer tout cela et la Dame lui promis de lui donner le signe incontestable le lendemain. 

Mais Juan Diego n’était pas à ce rendez-vous car, lorsqu’il était rentré chez lui, il avait trouvé son oncle Juan Bernardino à l’article de la mort. La journée s’est ainsi écoulée et, à la nuit tombante, son oncle lui demanda d’aller chercher un prêtre pour se confesser et bien mourir. Le mardi, aux aurores, Juan Diego reprit son chemin et, lorsqu’il passait près de la colline de Tepeyac, il décida de la contourner pour éviter de retrouver la Dame. Dans sa naïveté, il se disait que s’il s’arrêtait, il n’arriverait pas à temps pour qu’un prêtre puisse réconforter son oncle.

Or la Sainte Vierge lui coupa la route et ils se parlèrent de façon touchante, comme le Nican Mopohua nous l’a transmis en toute sa fraîcheur. 

Elle s’adressa à lui : Qu’y a-t-il, mon fils le plus petit ? Où vas-tu ?

Juan Diego, confus et craintif la salua à son tour : « Ma toute douce, ma bien-aimée, ma Souveraine, es-tu contente ? T’es-tu bien reposée ? Es-tu en bonne santé ?, ô ma souveraine, ô ma bien-aimée ? »

Et il lui dit humblement pourquoi il avait mis de côté la mission reçue. La Très Sainte Vierge l’écouta et lui dit :

« Écoute bien, mon enfant le plus petit, que rien ne t’effraie ni ne t’afflige ; que ton cœur ne soit pas troublé ; ne crains pas ni cette maladie ni tout autre mal ou angoisse. Ne suis-je pas là, moi, qui suis ta Mère ? N’es-tu pas sous mon ombre et ma protection ? Ne suis-je pas ta santé ? N’es-tu pas dans mon giron et dans mes bras ? Aurais-tu besoin de quoi que ce soit d’autre ? »

Au sommet de la colline, des roses très rares en cette saison furent déposées dans la cape-tilma de Juan Diego par la Sainte Vierge et il les apporta à Juan de Zumarraga, comme signe des apparitions.

Lorsqu’il déploya son humble vêtement, on vit un merveilleux portrait, non peint par une main d’homme et que l’on conserve et vénère toujours.

L’oncle de Juan Diego fut guéri, la Sainte Vierge lui apparut pour lui demander, à lui aussi, d’aller voir l’évêque et lui raconter comment il l’avait vue et comment elle l’avait miraculeusement guéri ; et lui dire comment on devait vénérer ce portrait béni sous le nom de la Toujours Vierge Sainte Marie de Guadalupe.

Pourquoi se confier de ND de Guadalupe ?

S’en remettre à Notre Dame de Guadalupe, c’est s’en remettre à l’unique Vierge Marie , ne l’oublions pas. Marie, la mère du Sauveur , celle qui a porté en son sein Jésus le Christ, qui lui a donné naissance, l’a fait grandir et l’a vu mourrir sur la Croix.

La Vierge Marie, pleine de douceur et de tendresse, nous rappelle, par son message à Juan Diego, qu’elle est notre mère, notre mère qui connait nos peines et qui prie pour nous son Fils bien aimé.

La Vierge de Guadalupe est aussi une des rares représentations de la Mère de Dieu enceinte. En atteste l’ampleur de la robe et surtout la ceinture remontée à dont on aperçoit les deux pans qui retombent à la hauteur des mains jointes.

(source: opusdei.org)

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Qui l’aurait cru ?

On se disait que « ça ne passerait jamais », et pourtant…. En 50 ans, nous sommes passé de “faute impardonnable” puis “tolérance”, ” loi du moindre mal” et enfin “droit fondamental ne souffrant aucune entrave” (comprendre « aucune contradiction »).

Lorsque des élus ont commencé à parler d’inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution, on a ri: ça ne passerait jamais. Puis un par un, les élus ont retourné leur veste. Et le texte a été adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale le 24 novembre avec un score inquiétant: 337 voix pour, contre seulement 32 voix contre… Tous ont applaudis, se félicitant de leur victoire, se voyant à l’avant-garde d’une révolution salutaire que tous suivraient.

Alors qu’aux Etats-Unis les élus font marche arrière, constatant les dégâts causés par l’IVG sur des générations de femmes, les élus français signent pour encore plus de mort, plus de droit des femmes à disposer du droit de vie et de mort sur leur bébé, plus d’ouverture aux dérives.

Rappelons le, ce n’est pas une loi lambda de plus, c’est dans la constitution que l’on veut graver cette idéologie mortifère. Consacrer le droit à l’IVG, c’est faire sauter les digues. Les juristes avertissent : fini les limitations d’âge, la clause de conscience, les délais de réflexion. N’importe quelle femme pourra avorter de son bébé de 6 mois, parce que «finalement c’est trop dur ». N’importe quel employeur pourra mettre la pression à sa salariée jusqu’au terme parce que « vous êtes encore jeune, vous avez le temps ». Ne vaudrait il pas mieux pas proposer d’accompagner ces femmes dans leur maternité?

La loi n’est pas encore définitive : Le sénat votera-t-il à nouveau contre ? ou se laissera-t-il convaincre par tant de voix “pour”?

Saint Jose Maria Escriva disait que pour obtenir quelque chose, il y avait 3 choses à faire, et dans cet ordre : d’abord prier, puis se mortifier, et enfin agir. Levons-nous, et saisissons-nous du sujet : appelez vos paroisses, rassemblez vous, organisez des Veillees. Comme l’a demandé Saint Jean-Paul II, qu’une grande prière pour la vie traverse la terre. Ne nous laissons pas avoir par les discours défaitistes (sans oublier que la victoire finale se jouera aux Cieux, car Dieu seul est juge), par la peur de parler, de dire notre foi et nos convictions. Soyons des chrétiens, des combattants de la foi. Car, nous sommes dans le monde sans être du monde. Prions.

Mais ne nous arrêtons pas là : unissons nos efforts dans la mortification. Dieu est sensible à nos efforts, dans de petites choses du quotidien, et si cela nous aide, jeunons en communauté.

Et agissons : formons-nous (la neuvaine 9 jours pour 9 mois commence bientôt !), écrivons à nos députés et à nos sénateurs. Témoignons autour de nous, dans la charité et en vérité. N’ayons pas peur. Aidons les mères que nous connaissons autour de nous. Impliquons-nous dans les associations d’aide aux mères, ou donnons-leur ce que nous pouvons. Faisons les connaître aussi, par les réseaux sociaux, par le bouche à oreille, auprès de nos médecins et gynécologues. Impliquons-nous dans les chantiers éducation, les parcours Teen Star. Donnons de petites choses au quotidien, un petit effort, de petites privations répétées à cette intention. Il n’y a pas de petite œuvre devant Dieu quand elle sert une cause juste. Alors seulement, nous pourrons espérer un changement dans l’esprit de nos frères. Parce que « La victoire du mal, c’est l’inaction des hommes de bien». Et n’oublions pas, surtout, sur Dieu seul donne la victoire.

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Du 4 au 12 décembre : neuvaine Spi & bioéthique

Durant les 9 jours précédent la fête de ND de Guadalupe, patronne des enfants à naître,  nous vous proposons de suivre le développement d’un bébé dans le sein maternel (à chaque jour un mois) et d’approfondir chaque jour un thème important de bioéthique sous le regard du magistère de l’Eglise, en concluant par un temps de prière.

Ces 9 jours sont une occasion de laisser l’Esprit Saint agir dans nos cœurs, pour qu’Il féconde ce qui est stérile et redonne vie à tout ce qui est mort dans nos mentalités. Une manière en somme de faire renaître la Vie de Dieu en nous.

TELECHARGER LA NEUVAINE EN PDF

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L’IVG bientôt dans la constitution ?

Quatre mois après le revirement de la Cour suprême des États-Unis sur l’arrêt Roe vs Wade, voté en 1973, qui donnait l’accès à l’Interruption Volontaire de Grossesse au niveau fédéral jusqu’au seuil de viabilité du fœtus (22 ou 24 semaines de grossesse), la crainte que cela n’arrive aussi en France a poussé une partie de la gauche à revendiquer la place d’un droit à l’I.V.G. dans la Constitution. Ce mardi, le Rassemblement National a également annoncé le dépôt d’un amendement visant à y inscrire « les dispositions actuelles sur l’avortement inscrites dans le code de santé publique ». Gauche comme droite dévoilent l’état d’esprit abortif de la société.

Afin d’aboutir, la procédure doit être acceptée à la fois par l’Assemblée Nationale et par le Sénat sous les mêmes termes. La prévention de l’I.V.G. n’est absolument pas abordée comme une priorité face à son augmentation et la détresse des femmes qui avortent.

Comme le gouvernement est à l’initiative d’une des quatre propositions qui ont eu lieu cet automne, un référendum n’est même pas envisagé. Le consensus du Peuple sur ce sujet semble supposé admit.

L’emplacement et la rédaction de l’article « Nul ne peut être privé du droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse. » est symbolique. Placé juste après l’article sur l’interdiction de la peine de mort, on voit apparaître un nouveau « droit ». Cette proposition de loi devait être examinée en séance le 24 novembre 2022 à 9h en 1ère lecture à l’assemblée Nationale. Le Sénat a toutefois rejeté le 19 octobre dernier une proposition de la loi pour inscrire l’I.V.G. dans la Constitution.

L’insistance politique montre une volonté de durcir une loi qui attaque l’être humain dès sa conception. Il est donc urgent de révolutionner notre manière de protéger le plus faible, notamment en priant pour la vie.

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« Ô Mort, où est ta victoire ? », lettre pastorale des évêques de France aux fidèles catholiques

le 08 novembre 2022

Chers frères et sœurs,

« Ô Mort, où est ta victoire ? » Cette question vient du fond des âges. Elle surgit de l’élan de vie déposé en chaque être humain lorsqu’il se révolte devant la mort. Car celle-ci lui apparaît en quelque sorte inhumaine.

Pour le croyant, la question semble jaillir de Dieu lui-même ! En effet, Dieu, le Maître de la vie, ne peut pas laisser la mort engloutir la vie : « Dieu n’a pas fait la mort », lisons-nous dans les Écritures d’Israël [1].

Pour le chrétien, l’interrogation est comme une réponse à notre inquiétude, selon la catéchèse de l’apôtre saint Paul sur la résurrection. Elle confirme l’espérance des prophètes annonçant que la mort sera vaincue :

La mort a été engloutie dans la victoire.
Ô mort, où est ta victoire ?
Ô mort, où est-il, ton aiguillon ? (1 Co 15,54b-55).

L’énigme de la mort et de la souffrance

La mort touche et interroge chacun d’entre nous. Mort d’un proche âgé s’éteignant doucement. Mort d’une personne enfin soulagée d’une grave maladie. Mort, tellement scandaleuse, d’un enfant, d’un jeune ou d’une personne très aimée, victime précoce d’une maladie, d’une épidémie ou d’un accident. Mort occasionnée par un attentat ou par la guerre. La mort est là, inévitable, avec souvent son cortège de souffrances. Spontanément, on peut dire qu’elle effraie. Oui, nous ne sommes pas faits pour la mort !

Les évêques du monde entier réunis au Concile Vatican II constataient : « C’est en face de la mort que l’énigme de la condition humaine atteint son sommet. L’homme n’est pas seulement tourmenté par la souffrance et la déchéance progressive de son corps, mais plus encore, par la peur d’une destruction définitive. Et c’est par une juste inspiration de son cœur qu’il rejette et refuse cette ruine totale et ce définitif échec de sa personne. Le germe d’éternité qu’il porte en lui, irréductible à la seule matière, s’insurge contre la mort [2]. »

Ces mêmes évêques affirmèrent aussi : « L’Église croit que le Christ, mort et ressuscité pour tous, offre à l’homme, par son Esprit, lumière et forces pour lui permettre de répondre à sa très haute vocation[3]. »

Ainsi, c’est en restant lucides sur notre propre peur tout en mettant notre foi en Jésus mort et ressuscité, que nous devons accueillir la question posée au sein de notre société : peut-on aider activement une personne à mourir ? Peut-on demander à quelqu’un d’aider activement à mourir ? En osant regarder la mort avec Jésus, le Christ, nous pouvons amorcer une réponse.

« Notre sœur la mort »

Chaque année, le 2 novembre, la liturgie invite à commémorer les fidèles défunts. Tout au long du mois de novembre, nous prions plus intensément pour eux. Cette prière ravive parfois notre souffrance, elle redit aussi notre foi pleine d’espérance : la mort est un passage, le passage le plus important depuis notre venue à la vie.

Pourquoi prions-nous pour les morts sinon parce que nous croyons que la mort est un passage de la vie en ce monde à la vie éternelle avec Dieu ? Nous prions parce que nous voulons que nos défunts connaissent le bonheur éternel. Car, nous le savons, l’âme est « spirituelle et immortelle [4] » et « le désir du bonheur s’accomplit dans la vision et la béatitude de Dieu [5] ». Ce passage, nous le regardons comme l’ultime « pâque » de nos vies. Ce passage est éclairé par la Pâque de Jésus : Il est tout entier passé de la mort à la vie. Sa résurrection l’atteste pleinement. C’est pourquoi saint Paul peut affirmer : « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur » (1 Co 15, 17).

Saint François d’Assise termine son ode à la Création en osant chanter : « Loué sois-tu pour notre sœur la mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper. » Même si notre société cache la mort et la regarde peu en face, celle-ci est la compagne de nos vies et nous rappelle fraternellement son issue. En Jésus-Christ, « premier-né d’entre les morts » (Col 1,18 ; Ap 1,5), la mort devient bienheureuse. « Dans le Christ, tous recevront la vie », enseigne saint Paul (1 Co 15,22). Telle est la magnifique espérance chrétienne.

La mort, nous l’évoquons souvent, à chaque fois que nous prions le Je vous salue Marie : « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous […] maintenant et à l’heure de notre mort. » Les auteurs spirituels disent qu’il y a deux jours importants dans notre vie : l’aujourd’hui et celui de notre mort. À la lumière de l’Évangile, ces deux moments acquièrent une belle densité. Chaque matin, il est beau de dire au Seigneur « me voici », comme la bienheureuse Vierge Marie au jour de l’Annonciation : « Fiat, que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1,38). Chaque soir aussi, au seuil de la nuit comme au seuil de la mort, il est également beau de dire avec le vieillard Siméon, tout à la joie de la rencontre avec son Sauveur : « Maintenant, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix … » (Lc 2,29),

La science et la foi contre la douleur et la souffrance

Déjà en 1965, le Concile Vatican II, confiant dans les progrès de la science, remarquait : « Toutes les tentatives de la technique, si utiles qu’elles soient, sont impuissantes à calmer l’anxiété de l’être humain : car le prolongement de la vie que la biologie procure ne peut satisfaire ce désir d’une vie ultérieure, invinciblement ancré dans son cœur [6]. »

Aujourd’hui, la science médicale a progressé. Non seulement, elle permet des avancées dans le soin, mais elle est aussi de plus en plus capable de soulager la douleur physique et, parfois, psychique. L’Église salue ces progrès lorsqu’« on veut simplement atténuer la douleur de manière efficace en recourant aux analgésiques, dont la médecine permet de disposer [7] ». Cela peut contribuer à atténuer des souffrances existentielles et même spirituelles.

Le développement des soins palliatifs est un gain important de notre époque. D’une manière très heureuse, ces soins allient compétence médicale, accompagnement humain grâce à une relation de qualité entre équipe soignante, patient et proches, et respect de la personne dans sa globalité avec son histoire et ses désirs, y compris spirituels. Grâce à ces soins, les familles peuvent mieux accompagner ceux qui, dans des circonstances douloureuses, s’approchent du grand passage de la mort. Nous encourageons la recherche et le développement des soins palliatifs afin que chaque personne en fin de vie puisse en bénéficier [8], aussi bien à son domicile que dans un EHPAD ou à l’hôpital. Chers frères et sœurs, il est bon que chacun de vous s’informe sur les soins palliatifs [9] pour bien accompagner l’un de vos proches qui en aurait besoin.

Dans certains cas cependant, la souffrance paraît insupportable, en particulier quand les traitements semblent impuissants. Il arrive aussi qu’une maladie incurable plonge la personne dans une angoisse ou un mal de vivre auxquels elle veut mettre fin. Notre foi est alors mise au défi de ces situations qui soulèvent des interrogations légitimes.

L’« aide active à mourir » permettrait évidemment de supprimer toute souffrance, mais elle franchirait l’interdit que l’humanité trouve au fond de son être et que confirme la Révélation de Dieu sur la montagne : « Tu ne tueras pas » (Ex 20,13 ; Dt 5,17). Donner la mort pour supprimer la souffrance n’est ni un soin ni un accompagnement : c’est au contraire supprimer la personne souffrante et interrompre toute relation. C’est « une grave violation de la Loi de Dieu [10] ». C’est une grave transgression d’un interdit qui structure notre vie sociale : nos sociétés se sont organisées en restreignant toute atteinte à la vie d’autrui. Pratiquer l’« aide active à mourir » est et sera la cause d’autres souffrances, en particulier celle du remords et de la culpabilité qui rongent insidieusement le cœur de l’être humain ayant consenti à faire mourir son semblable, jusqu’à ce qu’il rencontre la miséricorde du Dieu Vivant.

Le choix de la fraternité

Notre foi nous convie à une autre attitude : par elle nous choisissons l’accompagnement, envers et contre tout. La fraternité du bon Samaritain qui prend soin de son frère « à demi-mort » nous inspire ce chemin (Lc 10,33-35). La fraternité invite à nous entraider pour garder la force d’accompagner avec délicatesse, fidélité et douceur.

En lien avec les équipes soignantes, nous pouvons vivre cet accompagnement avec patience. L’agonie, c’est-à-dire les derniers moments de la vie, peut être plus ou moins longue, plus ou moins apaisée, plus ou moins dramatique. La tradition chrétienne connaît des gestes variés pour l’accompagner de manière humaine, vraiment fraternelle : les psaumes, la prière commune, mais aussi le fait de rester près d’une personne en fin de vie, sans se lasser.

L’accompagnement, pour alléger la douleur, peut aller jusqu’à la sédation. Cette sédation est souvent intermittente et doit être proportionnée. De façon rare, l’équipe soignante peut estimer juste d’accueillir la demande d’un patient de recevoir une sédation continue jusqu’au décès ou bien de l’envisager avec les proches, lorsque le patient ne peut plus exprimer sa volonté [11]. Il ne s’agit pas alors de donner la mort mais d’apaiser la souffrance. Ces décisions, toujours collégiales, doivent être prises dans un échange délicat avec les proches, notamment pour laisser le temps de vrais adieux, autant que possible.

Il est alors beau « de « savoir demeurer », de veiller avec ceux qui souffrent de l’angoisse de mourir, de « consoler », c’est-à-dire d’être avec dans la solitude, d’être une présence partagée qui ouvre à l’espérance [12]. » Il est beau de préparer le malade à voir Dieu. La présence de l’aumônier est importante. Quand cela est possible et correspond à la situation religieuse du patient en fin de vie, la célébration des sacrements de la Réconciliation, de l’Onction des malades et de l’Eucharistie est une étape très belle. N’oublions pas la communion reçue en viatique, c’est-à-dire au moment du passage vers le Père : elle est plus que jamais « semence de vie éternelle et puissance de résurrection » [13]. Et en tous les cas, la prière auprès d’un mourant, même silencieuse, n’a pas de prix pour nous qui croyons en « la communion des saints ».

Le baptême, source de vie

Frères et sœurs, mettre la main sur la durée de notre vie, choisir l’heure de notre mort, s’en faire le complice, c’est revenir sur l’engagement pris en notre saint Baptême. En lui, nous avons été plongés dans la mort et la résurrection de Jésus afin que, comme lui, nous vivions une « vie nouvelle » (cf. Rm 6,3-4). Par le Baptême, nous sommes purifiés et consacrés dans l’Esprit Saint pour offrir avec Jésus, chaque instant donné par Dieu durant notre vie sur la terre. La vie nouvelle des disciples de Jésus est celle de « l’amour » (cf. Rm 13,8-10), amour pour Dieu et pour notre prochain (cf. Mt 22,36-40). Se préparer à la mort, c’est, avec la grâce de Dieu, aimer et grandir dans l’amour pour Dieu et pour nos frères et sœurs. « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour », selon le mot de saint Jean de La Croix qu’aime répéter le pape François [14].

Ainsi, notre Baptême est la vraie source de nos « directives anticipées [15] », qu’elles soient écrites ou simplement transmises oralement à une « personne de confiance [16] ». Il est bon de nous entraider à vivre, de nous faire mutuellement confiance pour être encouragés à vivre jusqu’au bout dans la dignité des enfants de Dieu.

Nous nous engageons à réfléchir à nos directives anticipées personnelles pour que notre mort ne soit ni volée ni imposée à Dieu, et nous vous invitons à en faire de même. Nous voulons que notre mort soit, grâce à l’Esprit Saint, grâce à la présence des frères et sœurs, grâce à l’accompagnement de la médecine, un passage offert librement où nous remettrons avec gratitude à notre Père des cieux tout ce qu’il nous aura donné. Nous voulons avec son Fils, Jésus, participer à l’offrande du monde, encore souffrant, pour son salut et la gloire de Dieu, en lui offrant tout l’amour vécu ici-bas. Nous voulons qu’elle soit en esprit et en vérité l’ultime pâque à l’image et ressemblance de la Pâque de Jésus. Nous voulons qu’elle soit un acte de confiance en l’infinie miséricorde de notre Dieu plus grand que tout.

Pour cela, comprenons bien la place essentielle de « l’intention » dans les décisions médicales en fin de vie. L’intention est-elle de soulager la souffrance trop dure en ménageant les instants encore à vivre, même si cela peut abréger les jours du malade ? Ou bien l’intention est-elle d’anticiper la mort pour en finir avec la souffrance [17] ? Dieu dit : « Choisis la vie ! » (cf. Dt 30,19). Aidons-nous mutuellement, en écoutant l’avis des soignants, à discerner entre ce qui est soin, hydratation et nourriture dus au malade, même si la mort devient certaine, et ce qui pourrait être acharnement thérapeutique vain et source de souffrance inutile [18]. Oui, aidons-nous à discerner les choix de vie tout en consentant à la mort qui vient.

La solidarité humaine

Légaliser le suicide assisté ou l’euthanasie, appelés par euphémisme « aide active à mourir », est une proposition récurrente face à la mort, ou plutôt au désir de mourir. Présentée comme une ouverture voire un progrès, elle a l’apparence d’une liberté plus grande de chaque personne qui, dit-on, a le droit de choisir sa mort en raison de son autonomie [19]. Elle ne nuirait en rien aux autres, est-il ajouté, puisque personne n’y serait obligé.

L’envisager ainsi, c’est oublier la dimension éminemment sociale de la mort, et la solidarité humaine qui en découle. Qu’on le veuille ou non, le choix individuel du suicide assisté ou de l’euthanasie engage la liberté d’autrui convoqué à réaliser cette « aide active à mourir ». Il brise de façon radicale l’accompagnement fraternel prodigué ; il transforme profondément la mission des soignants. Il ruine la fécondité du symbole du bon Samaritain qui inspire l’amour, socle d’une « société digne de ce nom [20] ».

Vivre la mort comme un choix individuel, à faire ou à ne pas faire, est inhumain. Nous sommes tous des êtres en relation, heureux de nous confier les uns aux autres. C’est dans la confiance en autrui que chacun peut envisager sa mort. Peut-on imaginer ce que vivraient profondément des enfants dont le père ou la mère déciderait que soit mis fin à sa vie ? Que signifierait pour un fils ou une fille de décider ce moment pour sa mère ou son père ne pouvant plus s’exprimer, ou même simplement y contribuer ou refuser d’y contribuer ? Face à la pression que susciterait la possibilité de choisir de mourir, quelle serait la liberté intérieure réelle d’une personne fragilisée par la maladie ? Par ailleurs, comment d’éventuels désaccords familiaux seraient-ils vécus ? Même si un dispositif réglementaire régulait le processus de décision pour choisir sa mort, des proches désunis pourraient-ils trouver la paix du cœur ?

Comment ne pas être très attentifs à la situation des personnes atteintes d’un mal incurable, sans être en fin de vie à court terme ? Se voir diminuer est parfois insupportable. D’aucuns réclament de mourir en exprimant le désir de ne pas devenir un poids pour leurs proches. Céder à leur désir peut être présenté comme un acte de fraternité, et en tous les cas, de respect individuel. Cependant, la demande suffit-elle à justifier la solution de la mort ? De plus, le désir de quelques-uns doit-il conduire notre société à proposer la mort à toutes les personnes incurables ? Que vivront-elles si, plus ou moins explicitement, leur est présentée la possibilité de demander à être aidées à mourir ? La dynamique entière du soin en serait gravement déviée.

Légiférer en ce sens signifierait imposer à tous de faire un choix individuel. Cela éloignerait de la véritable liberté qui grandit dans la relation et qui suppose d’assumer ce que nous sommes en vérité, des êtres mortels qui ne s’appartiennent pas. Le fait même de proposer un tel choix accentuerait le mal-être de notre société et enfoncerait un peu plus notre humanité dans l’individualisme mortifère. Pour nous, chrétiens, ce serait s’éloigner du dessein sauveur voulu par Dieu : « Rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11,52).

Nous le comprenons, notre foi et notre charité sont et seront sollicitées. Foi et charitééclairent notre chemin et guident nos pas face à la mort et à l’accompagnement dû aux mourants. Elles demandent aussi d’éviter les jugements incompatibles avec le respect dû à chaque personne humaine. Elles donnent le courage de recommencer sans cesse à construire une fraternité, avec la grâce de Dieu et l’aide de la communauté.

L’aide active à vivre

Nos paroles seront peut-être de peu de poids face aux opinions apparemment dominantes. Pourtant, bon nombre de nos concitoyens s’interrogent devant la question radicale de la mort : « Ô mort, où est ta victoire ? » Ils voudraient tellement que la victoire soit à la vie ! Notre engagement à être ensemble serviteurs de la vie est la réponse à l’appel que Jésus nous adresse en proposant l’attitude du bon Samaritain : « Va, et, toi aussi, fais de même » (Lc 10,37).

Sans doute avons-nous à examiner les modalités de la prise en charge personnelle et collective des personnes âgées, afin de leur proposer les meilleures conditions d’une fin de vie digne et d’une bonne approche de la mort. Il serait bon de nous instruire les uns les autres, de nous aimer en vérité et, osons le dire, de nous préparer, sans crainte, à bien mourir.

Il convient que chacun se prépare à la maladie et à la mort. On ne le fait pas en s’angoissant, en imaginant le pire, mais en apprenant à profiter de chaque instant pour se rapprocher de Dieu et des autres. Demandons la grâce de comprendre qu’être dépendant n’est pas une déchéance : la condition humaine est belle dans le fait même que nous sommes dépendants les uns des autres. Il y a des moments dans la vie où chacun donne beaucoup, et d’autres où chacun a à recevoir avec reconnaissance.

Gratitude et espérance

À ceux qui sont au service de la fin de vie de personnes fragilisées, que ce soit à court terme ou à moyen terme, qu’elles soient âgées ou non, qu’elles soient peut-être des jeunes ou des enfants, nous voulons redire les mots de saint Paul en conclusion de sa prédication sur la résurrection :

« Mes frères bien-aimés, soyez fermes, soyez inébranlables, prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur, car vous savez que, dans le Seigneur, la peine que vous vous donnez n’est pas perdue » (1 Co 15,58).

Nous vous invitons à faire vôtre ce grand chapitre 15 de la Première Lettre aux Corinthienssur la résurrection du Christ et sur la résurrection des morts. Nous vous invitons à le méditer en priant l’Esprit Saint de donner à notre société la joie de choisir la vie, de choisir l’aide active à vivre et à bien mourir. Nous vous confions cette Parole de Dieu « afin que vous débordiez d’espérance » (Rm 15,13).

« Rendons grâce à Dieu qui donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ » (1 Co 15,57), exhorte saint Paul. Nous rendons grâce pour les soignants, les aidants, les aumôniers des hôpitaux et des EPHAD, pour le personnel dévoué, les bénévoles et les visiteurs bienfaisants de nos parents et amis en établissements de santé, et pour les frères et sœurs qui tiennent la main de ceux qui nous quittent, souvent en leur demeurant proche dans le silence. Tous contribuent à la victoire de la paix ! Combien de témoins nous révèlent la fécondité de l’attention aux mourants pour que la paix advienne dans leur âme, et aussi dans le cœur de leurs proches !

Pour conclure

Au cours de notre assemblée à Lourdes, nous prions le Seigneur des morts et des vivants pour qu’il accorde à tous et à chacun, à ses fils et ses filles bien-aimés unis par le Baptême à Jésus ressuscité, à tous nos frères et sœurs en humanité, un surcroît de sagesse et aussi la grâce d’une « bonne mort[21] ». « Pour un chrétien, dit le pape François, la bonne mort est une expérience de la miséricorde de Dieu, qui est proche de nous aussi dans ce dernier moment de notre vie. » Il ajoute : « Que saint Joseph nous aide à vivre le mystère de la mort de la meilleure manière possible [22]. »

Ici, nous prions le Seigneur pour vous et, plus spécialement, pour ceux qui sont confrontés à une fin de vie souffrante. Nous prions, conscients de ce que le grand débat sur la fin de vie peut faire résonner au plus profond de chacun de nous. Que la Vierge Marie obtienne pour tous le don caché de l’Esprit Saint qui fait discerner la beauté de la vie et la grandeur de la fraternité.

À Lourdes, le 8 novembre 2022,
Les évêques de France.

[1] « Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ; ce qui naît dans le monde est porteur de vie : on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir. La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre, car la justice est immortelle. » (Sg 1,13-15)

[2] Constitution sur l’Église dans le monde de ce temps, Gaudium et spes, 7 décembre 1965, n. 18 §1.

[3] Ibid., n. 10, §2.

[4] Cf. ibid., n. 14, §2.

[5] Cf. Catéchisme de l’Église Catholique, n. 2548.

[6] Ibid., n. 18, §1.

[7] Cf. Jean-Paul II, encyclique L’Évangile de la vie, 25 mars 1995, n. 65.

[8] La loi du 9 juin 1999 considère que c’est un droit pour chaque citoyen d’avoir accès aux soins palliatifs. Le dernier Avis du Comité consultatif national d’éthique reconnaît que ce n’est pas encore le cas pour tous les malades et met le développement des soins palliatifs en exigence préalable à l’éventuelle évolution législative (Avis 139, 30 juin 2022).

[9] Vous pouvez aller sur le site de la Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs (SFAP).

[10] Cf. Jean-Paul II, encyclique L’Évangile de la vie, 25 mars 1995, n. 65.

[11] Cela est prévu par la loi dite Clayes-Léonetti du 2 février 2016.

[12] Congrégation pour la doctrine de la foi, Lettre Samaritanus Bonus, V §1.

[13] Sacrements pour les malades, n. 144.

[14] Cf., par exemple, Bulle d’indiction, Misericordiae Vultus, n° 15. Voir la citation de saint Jean de la Croix (1542-1591), dans le Catéchisme de l’Église Catholique, n. 1022.

[15] Prévues par la loi du 22 avril 2005, article 7.

[16] Désignation de la « personne de confiance » prévue par la loi du 4 mars 2002 et précisée dans la loi du 22 avril 2005, article 8 : « L’avis de cette dernière, sauf urgence ou impossibilité, prévaut sur tout autre avis non médical, à l’exclusion des directives anticipées, dans les décisions d’investigation, d’intervention ou de traitement prises par le médecin. »

[17] L’intention est « un élément essentiel » pour discerner la bonté morale d’un acte humain (Catéchisme de l’Église Catholique, n. 1752). Jean-Paul II, au n. 65 de son encycliqueL’Évangile de la vie, écrit : « Par euthanasie au sens strict, on doit entendre une action ou une omission qui, de soi et dans l’intention, donne la mort afin de supprimer ainsi toute douleur. L’euthanasie se situe donc au niveau des intentions et à celui des procédés employés. »

[18] Saint Jean-Paul II confirme la possibilité morale de refuser l’acharnement thérapeutique (L’Evangile de la vie, n. 65). La Congrégation pour la doctrine de la foi évoque « l’obligation morale d’exclure l’acharnement thérapeutique » (Lettre Samaritanus Bonus du 25 juin 2020, V § 2. La loi civile dite Léonetti du 22 avril 2005 l’interdit.

[19] Au sujet de l’autonomie, Jean-Paul II, au n. 64 de L’Évangile de la vie, écrit : « En refusant ou en oubliant son rapport fondamental avec Dieu, l’homme pense être pour lui-même critère et norme, et il estime aussi avoir le droit de demander à la société de lui garantir la possibilité et les moyens de décider de sa vie dans une pleine et totale autonomie. C’est en particulier l’homme des pays développés qui se comporte ainsi ; il se sent porté à cette attitude par les progrès constants de la médecine et de ses techniques toujours plus avancées. […] Dans ce contexte, la tentation de l’euthanasie se fait toujours plus forte, c’est-à-dire la tentation de se rendre maître de la mort en la provoquant par anticipation et en mettant fin ainsi « en douceur » à sa propre vie ou à la vie d’autrui. »

[20] Cf. Fratelli tutti, 3 octobre 2020, n. 71. Prenez le temps de lire l’admirable deuxième chapitre « Un étranger sur le chemin » de cette encyclique du pape François, Fratelli tutti.

[21] Cf. Missel romain (2021), Messe « pour demander la grâce d’une bonne mort », p. 1151.

[22] Pape François, Catéchèse du 9 février 2022 : « Saint Joseph, patron de la bonne mort. » Dans cette catéchèse, le Pape rappelle la tradition selon laquelle saint Joseph mourut entre les bras de Jésus et de la Vierge Marie (Benoît XV, Motu proprio Bonum Sane, 25 juillet 1920).

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Organiser une veillée pas à pas

“Organiser une veillée, oui, mais comment ?”. Voici les étapes clés pour organiser une veillée dans votre paroisse ou au sein de votre groupe de prière.

1- Si je suis laïc , je prends contact avec ma paroisse, mon groupe de prière, mon aumônerie et je leur propose de prier pour la Vie en union avec des milliers de croyants à la veille de l’Avent  le 26 novembre 2022 ou durant les 4 semaines de l’avent.

2-Je créé un compte qui me permettra de modifier les informations de ma veillée si besoin. Nota: le compte est facultatif mais sans compte il vous sera impossible de modifier votre veillée, il est donc vivement conseillé d’en créer un. https://www.veilleespourlavie.life/compte-dadherent/niveaux-dadhesion/

3- J’’inscris la veillée sur le site des Veillées pour la Vie à l’adresse suivante afin que celle ci soit répertoriée sur la carte : https://www.veilleespourlavie.life/veillees/communaute/add

3- je créé une équipe (animation, instruments, décoration, communication…).

4- je télécharge le kit d’organisation: feuille de la veillée, affiche… tout est prêt ! Bien sûr je suis libre de créer ma propre feuille de veillée ou ma propre affiche. 

https://www.veilleespourlavie.life/liste-des-documents-du-kit-des-organisateurs/

5- je communique autour de l’événement.

6- je peux proposer de prier la neuvaine 9 jours pour 9 mois en amont de la veillée.

7- jour J de la veillée ! 

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Lettre de Monseigneur Raymond Centène, Evêque de Vannes

Monseigneur Raymond Centène
Evêque de Vannes

Vannes, le 22 octobre 2022
Saint Jean-Paul II

A l’occasion des veillées de prière pour la vie naissante et de l’entrée dans le temps de l’Avent, le 26 novembre 2022

 Dans une catéchèse prononcée lors de l’audience du 9 février 2022, le Pape François disait : « Chers frères et sœurs, ce n’est que par la foi en la résurrection que nous pouvons regarder l’abîme de la mort sans être submergés par la peur. Non seulement cela, mais nous pouvons redonner un rôle positif à la mort. En effet, la réflexion sur la mort, éclairée par le mystère du Christ, nous aide à regarder d’un œil nouveau toute la vie. Je n’ai jamais vu un camion de déménagement derrière un corbillard ! Derrière un corbillard : jamais vu. Nous irons seuls, sans rien dans les poches du linceul : rien. Parce que le linceul n’a pas de poches. Cette solitude de la mort : c’est vrai, je n’ai jamais vu un camion de déménagement derrière un corbillard. Il ne sert à rien d’accumuler si un jour nous mourrons. Ce que nous devons accumuler, c’est la charité, la capacité de partager, la capacité de ne pas rester indifférent aux besoins des autres ».

En cette nouvelle mobilisation des Veillées pour la Vie, nous sommes invités à devenir des témoins ardents de la charité que Dieu met en nous en prenant une part active à la défense de la vie, dont nous sommes responsables de par notre humanité et de par notre baptême. En ces temps d’épreuves et de crises, alors qu’un discours continu d’urgence ne cesse de nous être assené sur tout et son contraire, la seule urgence véritable pour chaque baptisé n’est-elle pas d’adopter pleinement le point de vue de Dieu ?

Par l’incarnation du Fils, Dieu entre dans notre temps : ainsi, de notre conception à notre mort, Dieu est présent au plus intime de nous-même. Nous aussi, habités par l’Espérance, nous sommes conduits par l’Esprit Saint à devenir présent à Dieu à chaque instant de notre vie et à devenir présence de Dieu auprès de tous ; nous sommes appelés par l’Esprit Saint à devenir témoins de l’amour du Père pour toute personne, amour qui donne à chacun une dignité admirable et inaliénable, de sa conception à sa fin ultime.

« La vie est un droit, non la mort, celle-ci doit être accueillie, non administrée. Et ce principe éthique concerne tout le monde, pas seulement les chrétiens ou les croyants » disait encore le Pape François dans sa catéchèse. Alors que, à nouveau, ceux qui nous gouvernent voudraient tenter de promouvoir l’euthanasie dans notre société avec un nouveau projet de loi, rappelons-nous l’appel qui nous est adressé. Quelle civilisation voulons-nous : celle fondée sur le Christ ou celle basée sur la confiance en nous-même, en nos facultés, en nos techniques, en notre génie ?

Eric Angier de Lohéac, fondateur des Veillées pour la Vie, n’a eu de cesse de promouvoir la vie, ne ménageant jamais ses efforts : il désirait plus que tout essaimer lesveillées pour la Vie au reste de l’Europe et du monde. « Lorsque Benoît XVI a demandé d’organiser ce type de veillées, j’ai trouvé formidable l’élan que cela a suscité partout en France, expliquait-il à Famille Chrétienne en 2015. Or, en 2011, voyant que le mouvement ne semblait pas se perpétuer, j’ai décidé de m’investir pour mieux promouvoir cette initiative. J’ai alors créé, avec un séminariste et un jeune couple, un blog tout simple visant à renouveler la culture de la vie en France. Peu à peu, il est devenu une vraie plateforme pour recenser les veillées et partager du contenu. Pour moi, ce mouvement est un peu comme un bébé que j’ai récupéré malgré moi, mais c’est très beau de le voir grandir ! ».

Comme lui, osons témoigner en actes et en vérité de la vie que Dieu nous donne. Sachons aller relever le faible, consoler l’affligé, secourir le désespéré, défendre l’opprimé, particulièrement ceux qui, parmi nous, n’ont pas la possibilité de faire entendre leur voix.

Veillons et prions : laissons la grâce sanctifiante de Dieu pénétrer nos cœurs, nous permettant d’accueillir la vie, notre vie comme celle de notre prochain, puisons en Dieu foi et espérance pour faire grandir en nous et autour de nous la civilisation de l’amour appelée avec force par saint Jean-Paul II tout au long de son pontificat.

+Raymond Centène
Evêque de Vannes

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Évêché de Vannes – 14 Rue de l’Évêché – CS 82003 – 56001 Vannes Cedex
Tél. : 02.97.68.30.58 – Courriel : secretariat.monseigneur@diocese-vannes.fr
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La carte 2022 est en ligne !

Pour inscrire votre veillée , rien de plus simple, il suffit de remplir ce formulaire, environ 48h après votre veillée aparaitra sur la carte ! Permettant ainsi au plus grand nombre d’être informé de la veillée .

Nota :Vous pouvez enregistrer une veillée sans créer de compte, cependant, si vous souhaitez pouvoir la modifier plus tard, vous devez d’abord vous connecter ou vous inscrire ici.

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La France, est-elle prête à légaliser l’euthanasie et à permettre le suicide assisté ?

Depuis 6 mois, la menace de l’euthanasie s’est fortement accélérée dans notre pays malgré de fortes oppositions de la part des soignants notamment. Le Président de la République avait annoncé au printemps une convention citoyenne sur la fin de vie abandonnant la loi sur le Grand Age et laissant un doute sur sa position.

Quelques mois après, le Comité Consultatif National d’Éthique et  l’Élysée laisse une porte ouverte à l’euthanasie « il existe une voie pour une application éthique d’une aide active à mourir, à certaines conditions strictes avec lesquelles il apparaît inacceptable de transiger. »

Le Conseil Économique Social et Environnemental s’est vu confié le 13 septembre 2022 l’organisation d’une « convention citoyenne » sur ce thème, à l’image de celle sur le climat de 2019-2020. Les conclusions devraient être données en mars 2023. En principe, des « travaux » et « concertations » seront menés avec des professionnels accompagnant les personnes en fin de vie (équipes de soins palliatifs).

Y aura-t-il une vraie réflexion ? La priorité ne serait-elle pas de reconnaître la valeur de la vulnérabilité et de donner une véritable place aux personnes en fin de vie dans notre société ?

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