A Lourdes, Léon XIV rappelle que la loi ne fait pas la morale

« Pour que le monde ait la vie » : de Paris à Lourdes puis à Metz, Léon XIV a fait de la défense de la vie le fil rouge de son voyage en France.
Dès l'Élysée, le Pape a donné le ton. Il a réaffirmé « avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain ». Il s'est inquiété des dérives qui conduisent à « l'offre d'une mort programmée ». Le 27 septembre, devant les malades de l'Accueil Notre-Dame à Lourdes, il a été plus direct encore : « Il est impossible de considérer comme normal de donner la mort. Ce qui est légal n'est pas nécessairement moral. » Il a demandé aux soignants de rester fidèles à leur vocation : « veiller sur la personne souffrante et non pas la supprimer ».
Le Pape a aussi défendu le droit de l'Église à parler. Devant les évêques, il a affirmé que « la parole de l'Église a toute sa place dans le débat public en France ». Il a ajouté : « Même si elle n'est pas suivie, en particulier sur des questions essentielles qui touchent aux fondements de la civilisation, elle est nécessaire. » Il a salué le courage des évêques « lors des récents débats sur la fin de vie » et les a invités « à la persévérance ». Cette position vient de l'Évangile et fonde la doctrine sociale de l'Église. On ne peut pas demander à l'Église de la changer pour suivre l'air du temps.
Ce combat se mène dans la République, pas contre elle. Le Pape le dit : le chrétien qui agit dans la vie publique selon sa conscience « ne peut être considéré comme un prosélyte ou une menace à l'unité de la patrie ». Aux jeunes, il a demandé d'annoncer le Christ avec « courage et respect », en vivant une vraie fraternité « avec ceux qui ne partagent pas [leur] foi ».