Open post

Belle fête de Pâques !

Évangile selon saint Jean (Gv 20, 1-18)

Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala vient de bonne heure au tombeau, comme il faisait encore sombre, et elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau. Elle court alors et vient trouver Simon-Pierre, ainsi que l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : “On a enlevé le Seigneur du tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis.” Pierre sortit donc, ainsi que l’autre disciple, et ils se rendirent au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble. L’autre disciple, plus rapide que Pierre, le devança à la course et arriva le premier au tombeau. Se penchant, il aperçoit les linges, gisant à terre; pourtant il n’entra pas. Alors arrive aussi Simon-Pierre, qui le suivait; il entra dans le tombeau; et il voit les linges, gisant à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert sa tête ; non pas avec les linges, mais roulé à part dans un endroit. Alors entra aussi l’autre disciple, arrivé le premier au tombeau. Il vit et il crut. En effet, ils ne savaient pas encore que, d’après l’Ecriture, il devait ressusciter d’entre les morts. Les disciples s’en retournèrent alors chez eux. Marie se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Or, tout en pleurant, elle se pencha vers l’intérieur du tombeau et elle voit deux anges, en vêtements blancs, assis là où avait reposé le corps de Jésus, l’un à la tête et l’autre aux pieds. Ceux-ci lui disent : “Femme, pourquoi pleures-tu ? ” Elle leur dit : “Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis.” Ayant dit cela, elle se retourna, et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : “Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? ” Le prenant pour le jardinier, elle lui dit : “Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et je l’enlèverai.” Jésus lui dit : “Marie ! ” Se retournant, elle lui dit en hébreu : “Rabbouni” – ce qui veut dire : “Maître.” Jésus lui dit : “Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Mais va trouver mes frères et dis-leur : je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.” Marie de Magdala vient annoncer aux disciples qu’elle a vu le Seigneur et qu’il lui a dit cela. (Gv 20, 1-18)

Dans le récit de la Résurrection de Jean, il y a une rencontre confuse entre Jésus et Marie-Madeleine. Au début, elle ne le reconnaît pas, le prenant pour le jardinier. Quand elle réalise enfin qui il est, elle est ravie. Cependant, Jésus lui répond en lui disant de ne pas le toucher. Voilà comment cela est présenté dans Jean 20, 11-17…

Dans ce passage, Jésus dit-il qu’il y aurait une raison pour laquelle son corps ressuscité ne pourrait pas être touché avant l’Ascension? Cela ne fait pas vraiment de sens. Après tout, Jean poursuit en nous racontant la rencontre de Jésus avec l’Apôtre Thomas, qui doute. Il lui dit (Jean 20, 27), « Mets ici ton doigt, et regarde mes mains; approche aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois plus incrédule, mais croyant. » Pourtant, la rencontre avec Thomas a lieu une semaine après Pâques, bien avant l’Ascension (Jean 20, 26; Actes 1, 3-11). En plus, il ne semble pas plausible que cela soit une contradiction, comme si Jésus (ou Jean l’évangéliste) aurait immédiatement changé de position au sujet de savoir, si oui ou non, il est correct de toucher le corps du Christ.

Une autre théorie, avancée par les athées comme Marshall Brain, est que les apparitions à Marie-Madeleine et à Thomas sont des « preuves » que Jésus est sexiste, « comme si le touché d’une femme serait en quelque sorte malpropre », quand seulement « quelques versets plus loin, Jésus est heureux lorsque Thomas le touche ». Bien sûr, cela n’a pas de sens non plus. L’apparition à Marie est la plus intime des apparitions de la Résurrection qui nous sont racontées. Jésus apparaît à Marie-Madeleine individuellement et il attend doucement qu’elle réalise qui il est. Il l’envoie ensuite annoncer la Résurrection aux Apôtres (Jean 20, 17-18), ce qui explique son surnom Apostolorum Apostola, « Apôtre des Apôtres ».

Et que penser de l’idée que Jésus gronde Marie-Madeleine, comme si elle doutait? C’est peut-être le cas, mais rien dans le texte ne semble suggérer qu’elle est punie de quelque façon.

Nous nous retrouvons donc avec un casse-tête: Jésus, qui a un vrai corps après la résurrection, un corps susceptible d’être touché, prévient Marie-Madelaine de se tenir à l’écart. Saint Thomas d’Aquin (celui qui a amené Apostolorum Apostola comme titre pour Marie-Madeleine) présente la solution la plus claire à cette difficulté dans la partie III, Question 55 de sa Summa Theologiae:

Ou bien encore, écrit S. Jean Chrysostome, ” cette femme voulait continuer à vivre avec le Christ comme avant la passion. Dans sa joie, elle ne concevait rien de grand, bien que la chair du Christ, en ressuscitant, fût devenue d’une condition beaucoup plus haut “. Et c’est pourquoi le Christ lui dit : ” je ne suis pas encore monté vers mon Père “. Comme s’il disait : ” Ne pense pas que je mène encore une vie terrestre. Si tu me vois sur terre, c’est que je ne suis pas encore monté vers mon Père, mais le moment est proche où je vais monter. ” Aussi ajoute-t-il : ” je monte vers mon Père et votre Père. “

En d’autres mots, Marie ne doutait pas de la résurrection de Jésus. Elle ne comprend tout simplement pas la gravité de celle-ci. Elle était tellement ravie de voir à nouveau son ami qu’elle n’a pas pris conscience de la réalité radicale du fait qu’il est ressuscité d’entre les morts, qu’il a un corps glorifié, qu’il ne mourra jamais à nouveau, qu’il vient de démontrer sa divinité en termes clairs ou qu’il prépare ses disciples à son Ascension au Ciel.

Pour l’aider à en venir à ces vérités plus profondes, Jésus la prive de la facilité de s’accrocher à Lui. Il le fait pour l’appeler à quelque chose de plus grand: la mission évangélique d’être un témoin, même à Ses Apôtres. En d’autres termes, il lui refuse la possibilité de s’accrocher à son corps pour la même raison qu’il demande à Thomas de toucher ses plaies et son côté: pour les conduire plus profondément dans la foi. Comme il l’a dit à Thomas: « ne soyez pas incrédule, mais croyant » (Jean 20, 27).

Parfois, notre croissance dans la foi nous oblige à avoir quelque chose de tangible à nous accrocher; d’autres fois, nous avons besoin de lui pour nous débarrasser de nos roues d’entraînement. « parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jean 20, 29). Ce n’est pas une contradiction et ce n’est pas sexiste. Il est le divin médecin prescrivant la médecine spirituelle dont chaque patient a le plus besoin.

Open post

Belle fête de l’Epiphanie !

Du grec épiphanéia : « apparition » ; de épiphainéin : « paraître ou briller sur ». La Solennité de l’ Épiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme Messie.

La fête est venue d’Orient où elle a été fixée au 6 janvier : fête des lumières, fête de l’eau, elle est beaucoup plus la célébration de l’inauguration du ministère public du Christ, lors de son baptême au Jourdain, qu’une festivité des événements de l’enfance de Jésus.

Dans la liturgie latine, là où ce jour n’est pas férié, la célébration de cette fête est fixée au dimanche le plus prochedu 6 janvier , afin que le plus grand nombre des fidèles puissent la commémorer. ( *En 2018, le 7 janvier en France).
En Occident, elle est surtout la fête des Mages ou des « Rois ». Les manifestations inaugurales de la vie publique ne sont pas oubliées, puisque l’office de la fête parle des trois mystères de ce jour comme n’en faisant qu’un : l’adoration des Mages, le baptême de Jésus et les noces de Cana (cf. Antienne de Magnificat aux secondes Vêpres) ; il faut dire cependant que les Mages retiennent presque toute l’attention.

Pour laisser à l’ Épiphanie toute sa dimension de « Pentecôte » du cycle de la Nativité, l’Église latine a récemment instauré la Fête du Baptême du Seigneur, célébrée le dimanche qui suit l’ Épiphanie.

Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon cœur.

Je Te connaîtrai comme Tu me connais.
Je Te verrai, Lumière de mes yeux.
Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon cœur.

Je Te trouverai enfin, ô mon Dieu,
je Te retiendrai, Toi que je désire.
Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon cœur.

Illumine mes yeux, ô Lumière divine,
que je ne voie plus les vanités…
Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon cœur. 

Donne-moi un cœur qui pense à Toi,
une intelligence qui Te comprenne…
Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon cœur. 

Approche-toi de Lui, et sois illuminé !

Fais-moi venir à Toi, ô Christ,
Toi sans qui personne ne va au Père.
Approche-toi de Lui, et sois illuminé !

Je veux être toujours auprès de Toi,
que ta Lumière chasse mes ténèbres !
Approche-toi de Lui, et sois illuminé !

Tu T’es montré à tes disciples ;
viens convaincre l’incrédule que je suis.
Approche-toi de Lui, et sois illuminé !

Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon cœur“, deux prières de Saint-Augustin (354-430) pour l’Épiphanie.

Open post

Joyeux et Saint Noël !!

Venez Divin Messie, sauvez nos jours infortunés, vous êtes notre Vie, Venez, Venez et Venez !

Accourez, fidèles, joyeux, triomphants :
Venez, venez à Bethléem.
Voyez le roi des Anges qui vient de naître.
Venez, adorons,
Venez adorons le Seigneur.
Dociles à la voix céleste,
les bergers quittent leur troupeau
et s’empressent de visiter son humble berceau
Et nous aussi, hâtons-nous d’y porter nos pas.
Venez, etc.
Nous verrons celui qui est la splendeur éternelle du Père,
caché sous le voile d’une chair mortelle;
Nous verrons un Dieu enfant enveloppé de langes
Venez, etc.
Embrassons pieusement ce Dieu devenu pauvre pour nous
et couché sur la paille;
Quand il nous aime ainsi,
Comment ne pas l’aimer à notre tour ?
Venez, etc.

Open post

“L’évangile de la Vie à transmettre…”

L’évangile de la Vie à transmettre… Mais comment ?

Vatican II a vigoureusement rappelé aux laïcs l’exigence évangélique de “présence au monde”, mais il les a exhortés avec non moins d’énergie à se rendre d’abord “présent à Dieu“.

Que serait en effet, une “présence au monde” de témoins qui n’auraient pas fréquenté celui dont ils doivent rendre témoignage, de porte-paroles qui n’écouteraient pas celui dont ils doivent transmettre le message, d’ouvriers qui ne prendraient pas les consignes du maître d’oeuvre ? La présence à Dieu, c’est essentiellement dans la prière qu’elle se réalise – je parle de cette prière qui est d’abord adoration et offrande de soi.

C’est pourquoi initier et aider les Chrétiens à prier n’a jamais été plus urgent qu’en ces temps où ils prennent une conscience plus claire de leur vocation apostolique et de leurs tâches terrestres“.

Père Henri Caffarel, Serviteur de Dieu, fondateur des équipes Notre-Dame, in Présence à Dieu

Vous souhaitez être missionnaire de l’Evangile de la Vie, au milieu d’un monde où règne la culture de mort ?  Alors, commencez par prier, commencez par avoir un cœur à cœur avec le Seigneur dans l’oraison, tous les jours…

Et commencez dès aujourd’hui à organiser votre veillée pour la Vie, dans votre paroisse, en proposant votre aide à votre curé.

Open post

Belle fête de la Visitation

La Visitation, c’est 6 mois avant l’entrée en Avent : Notons bien la date dans l’agenda de notre paroisse… En 2018, les veillées pour la Vie auront lieu le samedi 1 décembre et au début de l’Avent… A vous de l’organiser avec votre curé !


Dépassons les 300 Veillées en 2018 !


Nous avions 280 Veillées en 2017, alors dépassons les 300 Veillées en 2018 pour témoigner de la renaissance de la culture de Vie dans notre société. Pour cela, prions Marie, celle qui a dit oui, celle par qui nous est ouvert les porte du Paradis… Prions Marie pour le renouveau de la culture de Vie et engageons-nous :

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort. Amen

Méditons : Le mystère de la Visitation offre, toutes les dimensions du salut christique : une charité attentive ; une joie d’un cœur ouvert au projet de Dieu ; une vision de foi sur la nature et la mission de Jésus. Publié le 16 novembre 2016.

Le sens de la fête

Deux femmes se rencontrent, Marie et Élisabeh. Marie, à l’annonce de la grossesse de sa vieille cousine par l’ange Gabriel (Luc 1, 26-39), se met en route pour être aux côtés d’Élisabeth enceinte de six mois de Jean Baptiste. Les deux femmes se retrouvent (Luc 1, 39-56). A peine la salutation de Marie retentit-elle aux oreilles d’Élisabeth que l’enfant qu’elle porte tressaille en elle. L’évangéliste Luc précise qu’aussitôt Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, déclarant Marie “pleine de grâce”.

Le mystère de la Visitation nous propose, en condensé, toutes les dimensions du salut apporté par Jésus : une charité attentive aux besoins des autres, surtout des plus pauvres ; la joie d’un cœur ouvert au projet de Dieu ; une vision de foi sur la nature et la mission de Jésus.

L’enfant a tressailli d’allégresse

Qu’un enfant bouge dans le sein de sa mère, rien que de très naturel. Mais l’enfant d’Élisabeth tressaille d’allégresse, on pourrait même dire qu’il “bondit de joie”. Voilà qui dépasse les mouvements d’un enfant à naître. En réalité, la rencontre d’Élisabeth et de Marie semble se calquer sur celle de David et de l’Arche d’Alliance (2 Samuel 6,2-11). Le roi David se met à tressaillir d’allégresse et s’écrie : “Comment se fait-il que l’arche du Seigneur vienne chez moi ?” Ce rapprochement des deux scènes permet à l’évangéliste d’exprimer la foi chrétienne. Marie, comparée à l’Arche d’Alliance, porte en elle celui qui est la présence de Dieu parmi ses frères. Élisabeth reconnaît en l’enfant de Marie son “Seigneur” et son propre enfant reconnaît en bondissant de joie la grandeur de Jésus.

Celle qui a cru

Élisabeth est “remplie de l’Esprit Saint”, autrement dit l’évangéliste la présente ici comme une prophétesse, une porte-parole de Dieu. Voilà pourquoi Luc note qu’elle “s’écria d’une voix forte”. Les lecteurs de cette scène de la Visitation peuvent comprendre que les paroles d’Élisabeth portent l’empreinte divine. Or ce que dit Élisabeth concerne Marie. Elle reconnaît d’abord dans sa parente “la mère de son Seigneur”. La prophétie d’Élisabeth culmine dans la béatitude qu’elle adresse à Marie : “Heureuse, celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur“. Marie est reconnue comme “croyante”. Elle a pleine confiance. Pour Luc l’évangéliste, c’est bien la foi qui caractérise la mère du Seigneur.

Une scène à contempler

Contemplons cette scène de la Visitation. N’est-elle pas le prototype de toute rencontre authentique ? Car notre vocation est bien de nous porter mutuellement cette Bonne Nouvelle : oui, en Jésus, Dieu a établi sa demeure parmi nous. Mais comment le pourrons-nous, si nous nous fermons à l’Esprit et à sa mystérieuse fécondité ? Alors, à la suite de Marie et d’Élisabeth, osons croire que Dieu peut faire merveille dans nos vies. Ouvrons-nous à sa présence agissante, pour connaître ce tressaillement d’allégresse qui fut celui de Jean Baptiste.

 

Open post

Belle fête de la Pentecôte !

Viens, Esprit saint, en nos cœurs 
et envoie du haut du ciel 
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres, 
viens, dispensateur des dons, 
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, 
hôte très doux de nos âmes, 
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ; 
dans la fièvre, la fraîcheur 
dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, 
viens remplir jusqu’à l’intime 
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, 
il n’est rien en aucun homme, 
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, 
baigne ce qui est aride, 
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid, 
rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi 
et qui en toi se confient 
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, 
donne le salut final, 
donne la joie éternelle.

Amen

Open post

Veillée pour la Vie à Paris

Comme chaque année, les diocèses d’Île-de-France organisent à Notre-Dame de Paris une grande Veillée de prière pour la vie. L’ensemble des évêques confient les uns et les autres dans la prière pour œuvrer toujours plus en faveur du respect de la vie humaine (début et fin de vie, handicap, exclusion des plus faibles, des plus âgés, des malades…).

Cette année, la 10e Veillée de prière pour la vie aura une dimension particulière, en raison des débats liés aux États généraux de la bioéthique et à la révision des lois qui suivra.

C’est la raison pour laquelle tous les évêques d’Île-de-France se mobilisent dans une courte vidéo. Ils nous interpellent :

« Les techniques médicales et les biotechnologies apportent des possibilités formidables, elles posent aussi des questions, que nous devons regarder en face.  »

« Comment encourager en toute circonstance le respect de l’être humain dans sa dignité et dans sa vulnérabilité, et comment éviter le risque de fabriquer des êtres humains selon nos désirs ? »

«  Accepterons-nous de rester présents aux personnes et de nous entraider dans les situations douloureuses ? »

«  Nous osons croire qu’un monde fraternel est possible  »

Open post

Belle entrée en carême !

« Demandons au seigneur de bénir ces cendres dont nos fronts vont être marqués en signe de pénitence ».

Au cours de la célébration, après l’écoute de la Parole, le prêtre invite les fidèles à la prière et bénit les cendres faites, en principe, des rameaux bénis au dimanche des Rameaux de l’année précédente. Puis chacun reçoit sur la tête un peu de cendres tandis que le célébrant lui dit : « Convertissez-vous et croyez à l’évangile » (Marc 1, 15) ou « souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » (Genèse 3, 19).

Même si les cendres sont imposées sur le front ou la tête qui est le siège de l’intelligence et de la pensée, c’est aussi le cœur qui est visé. Les paroles que le célébrant prononce, invitent le croyant à se rappeler sa fragilité, à s’interroger sur sa destinée, à se convertir, c’est-à-dire à remettre sa vie en conformité avec l’Evangile. C’est tout l’enjeu du Carême.

C’est ce que nous rappelle la première lecture du mercredi des Cendres (Joël 2, 13) : « Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. ». Pour sa part saint Paul, invite le croyant, « au nom du Christ, […], à se laisser réconcilier avec Dieu, à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu ».

Le psaume 50 exprime la démarche pénitentielle qui va marquer tout le carême :

Tout d’abord, il révèle l’attitude de Dieu : « ton amour », « ta grande miséricorde »… puis l’attitude de l’homme : « je connais mon péché », « ma faute », « mon offense ». On peut noter ensuite les demandes exprimées par la prière du pécheur : « efface mon péché », « lave-moi », « purifie-moi », « crée en moi », « renouvelle et raffermis », « ne me chasse pas », « ne reprends pas », « rends-moi », « ouvre mes lèvres ». Enfin, le pardon et la miséricorde de Dieu ouvrent un avenir : « ma bouche publiera ta louange ». Il s’agit bien de « vivre de la vie nouvelle à l’image de ton Fils ressuscité » (extrait d’une prière avant le rite de l’imposition des Cendres.

Pourquoi les cendres ?

Se couvrir de cendres ou s’asseoir sur la cendre en signe de pénitence est une pratique souvent rapportée dans l’Ancien Testament. A la suite de la prédication de Jonas, le roi de Ninive « s’assoit sur la cendre » (Jonas 3, 6). En 2 Samuel 13, 19, Tamar « prend de la cendre et s’en couvre la tête ». Le rite peut être un rite de pénitence mais aussi un rite de souffrance devant ce que l’on a vécu.

Prions :

« Je suis semblable aux cendres, à ces poussières grises et mortes, Seigneur, lorsque s’ouvre la jalousie qui refroidit mon amitié, lorsque j’autorise la bouderie à écarter le sourire de mes lèvres. Lorsque je permets à l’égoïsme de gonfler en moi, et de remplir toute la place en mon cœur, jusqu’à m’empêcher de penser aux autres, lorsque je T’oublie, Seigneur, et que je laisse s’éteindre ma confiance en Toi ! Je ne suis pas uniquement cendres, Seigneur ! Sous mes cendres, Tu le sais, Toi qui me connais, dorment des braises attendant d’être ranimées. Seigneur, allume mes braises pour qu’à nouveau brûle, vive et joyeuse, la flamme de mon amour pour Toi et pour mon prochain. Ainsi soit-il. » 

Charles Singer – © Signes d’aujourd’hui n°182 [publié le 14 février 2014]

Open post

Belle fête de la Chandeleur !

Le 2 février, nous fêtons la Présentation du Seigneur au Temple, qui clôture les solennités de l’Incarnation. Cette fête est aussi la Journée de la vie consacrée.

La fête de la Présentation de Jésus au Temple, aussi appelée fête de la purification, est plus connue sous le nom populaire de Chandeleur. Ce nom, qui signifie “fête des chandelles”, a pour origine la procession par laquelle débute la célébration. Par ce geste, nous nous souvenons que c’est par le titre « Lumière pour éclairer les nations païennes » (Luc 2, 32), que Siméon accueille Jésus lors de la Présentation au Temple par Marie et Joseph, quarante jours après sa naissance.

“Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur aller en paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière qui se révélera aux nations, et gloire de ton peuple Israël.”

Par ailleurs, la présentation de Jésus au temple, consacré selon la prescription rituelle de l’époque au Seigneur comme tout garçon premier né, annonce le don de Jésus par amour de Dieu et des hommes et l’offrande suprême de la Croix. Cette journée a donc une importance particulière pour toute personne consacrée, qui, inspirée par le don bouleversant du Christ, aspire à son tour à donner sa vie et à tout abandonner pour marcher à sa suite. En 1997, le pape Jean-Paul II initie ce jour-là la première Journée de la vie consacrée.

Prions pour ceux qui nous accompagne par le don de leur vie à Dieu et à son Eglise !

Open post

Bonne et sainte année 2018 !

Nous commençons l’année avec l’anniversaire de la maternité divine de Marie : Mater Dei ! Mère de Dieu ! Nous lui confions cette année 2018 ! Le titre de Théotokos (du grec Θεοτόκος, « qui a enfanté Dieu »), ou de Mère de Dieu, attribué à la Vierge Marie, apparaît sous la plume d’Alexandre d’Alexandrie en 325, l’année du Premier concile de Nicée, avant celui définitif du concile d’Éphèse 431… Sainte année 2018 !

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous! Vous êtes béni entre toutes les femmes et Jesus votre enfant est bénie. Sainte Marie, mère de Dieu, prier pour nous, pauvres pecheurs, maintenant et à l’heure de notre mort… Amen 

Posts navigation

1 2 3 4 5 6
Scroll to top
Translate »